Pour cette 44ème édition de la Fête de la Musique, la ville de Caen semble avoir pris le taureau par les cornes pour accompagner au mieux cet événement festif et qui reste une des dernières respirations créatives “libres”.
L’idée de base repose sur la volonté de faire entendre, au mieux, les différentes expressions musicales et de permettre ainsi, par exemple, un accès sensible et respectueux aux voix ( en solo, duo, ou chorale…). Pour goûter pleinement le chant, dans toutes ses formes, c’est donc du côté du château qu’il conviendra de se rendre en priorité.
Il en ira de même pour les formations acoustiques qui trouveront à l’Abbaye-aux-hommes différents espaces pour dialoguer musicalement et éviter …le boum-boum à tous les étages !
Rappelons-nous, l’an dernier, une conseillère municipale avait reproché à cette même fête, dans sa version caennaise, de n’être plus qu’une immense cacophonie chargée en décibels.
C’est donc pour tenter de prévenir ce genre d’oreilles sensibles qu’aux deux parcours ( chant et acoustique), la ville s’est donné la peine d’en construire un troisième destiné surtout à mettre en avant l’extrême foisonnement musical de la scène “electro”. Baptisé 462’ ( le court moment de nuit entre le 21 et le 22 juin), ce parcours électronique, transportera le public des bords du château jusqu’au Cargö, qui sera exceptionnellement ouvert ( de minuit à 4H30) pour un after exclusif ( et gratuit) à la hauteur de ce solstice d’été. Tout au long de ce parcours, un voyage sonore et inédit vous permettra de retrouver ou de découvrir un boum-boum aussi varié que subtil : techno, house, dub, electro… Si le parcours, monté un peu dans la hâte, ne peut pas encore prétendre à l’exposition exhaustive de la scène electro locale, il accueille cependant des collectifs repérés et responsables qui, tout au long de l’année, veillent à faire de Caen un espace de création musical qui méritait bien cette nouvelle attention. Comme cela se sait dans le petit milieu de la nuit, j’ai accompagné ( et parfois conseillé) cette démarche municipale qui, à sa manière, poursuit le travail que je mène avec Cave Caenem pour donner à cette musique toute sa place et permettre surtout une connaissance plus fine de sa diversité et de ses richesses. C’est ce qui explique la présence du petit logo Cave Caenem juste à côté du nouveau logo de la ville de Caen. En écrivant ces mots, je n’en profite pas pour me faire un petit coup de “com”, mais pour espérer qu’un nouvel alignement de planètes puisse permettre une expression plus …harmonieuse des musiques que je défends. Le 21, je retrouverai ma place d’observateur ( impliqué) et de chroniqueur sévère ou complaisant, selon les humeurs des uns ou des autres, mais puisse ce parcours 462’ fêter, en folie musicale, l’ivresse de la musique, pour le reste, je rappelle que l’abus d’alcool est dommageable à la santé physique et …intellectuelle !
